Cette nuit, j’ai encore rêvé de lui.
Comme d’habitude, il était assis sur son fauteuil en cuir marron. Tel un roi sur son trône, il me fixait avec ses yeux bleus qui ont vu passer tant de souffrance. Les guerres, son enfant allongé dans un linceul à l’odeur funeste, son fils que la nature n’a pas préservé du handicap, sa femme, l’unique amour de sa vie, allongée sur le lit vêtue de sa robe bleue, les yeux fermés par les anges du paradis…Il en a vu de la misère, du désarroi, de la tristesse… Et malgré ce monde cupide, égoïste et violent, il a longtemps résisté à la mort. Elle l’a souvent frôlé, nargué, mais la force de cette homme était incommensurable. Son cœur a parfois cessé de battre, mais l’amour qui l’animait était plus puissant que ces effluves noirs. Son sang était malade, infecté et pourtant il continuait à marcher, à avancer vers la vie comme lorsqu’il devait faire des dizaines de kilomètres pour aller à l’école et acquérir tout le savoir que les jeunes générations envient aux vieux sages.
Il était là, devant moi. Un pantalon en toile noire, une chemise blanche et un pull vert habillaient cet homme d’une élégance rare. Sa peau ridée par les années de labeur témoignait de son passé douloureux. Il était posé là dans cette chambre minuscule aux murs blancs. Comme une statue de marbre, il faisait oublier tout le reste da la pièce. Il était le spectacle, le chef d’œuvre de cette galerie. Il ne bougeait pas. Ses mains embrassaient les accoudoirs, ils les tenaient avec passion, avec vigueur comme il tenait les ficelles de son existence. Son souffle léger attestait de son âge bien avancé. Son ventre arrondi manifestait de son bon appétit : il croquait encore la vie à pleine dents !

Mais aujourd’hui, il n’est plus là. Il habite seulement mes songes nocturnes. La mort a eu raison de son combat contre la maladie et la vieillesse. Elle est venue le chercher il y a de cela 5 ans. Il s’est envolé rejoindre sa bien aimée et sa fille. Ensemble, dans les cieux, ils sont heureux et continuent de veiller sur nous qui sommes restés sur cette terre. Ils nous regardent avec tendresse et quand on ferme les yeux on peut sentir leur ondes nous enlacer. Ils rient de nos bêtises, pleurent de nos chagrins. Ils sont là… Parfois, ils viennent se manifester davantage dans nos rêves pour vivre un moment passionnel et duel avec la personne qui leur manque le plus… A moi aussi tu manques papi…





Les colères que ses victimes ont enfouies pendant tout son règne vont émerger, s’accumuler et exploser ! Sa dépouille va devenir un cadavre en sursis. Les haines vont s’abattre sur lui, les coups vont pleuvoir, les sentiments orageux de ces martyrs vont tomber comme la foudre sur cette créature maudite. Il sera battu, tailladé… La vengeance de ses hommes violés, torturés, détruits sera extrêmement violente. Jusqu’à son dernier souffle, il subira les assauts de ces êtres dont la dignité a été réduite en poussière par un condisciple. Et c’est doucement qu’il s’envolera près de son maître à penser : le Diable lui ouvrira avec un sourire pervers les portes de l’enfer. Son esprit voguera parmi les déchets de notre société. Et peut-être que même là-bas il réussira à rivaliser avec l’obscure génie de son précepteur : le Diable a trouvé un adversaire à sa taille… 
Quand je regarde la série Prison Break et quand apparaît sur l’écran cette pourriture de T.Bag, mon corps entier est envahi d’un sentiment qui jusque là m’était complètement inconnu : la haine. J’ai envie de le détruire, de le torturer comme lui le fait auprès de ces petits dealers. Ces jeunes hommes qui entrent dans ce lieu pour purger leur peine vont subir les sévices de cet horrible personnage. Ils ne pourront jamais sortir indemne de cette prison. Ils ont été condamnés pour un petit délit, ils vont connaître la souffrance et l’indignation. Ils sortiront de
































A vos plumes...