Règle n°1 : Il est interdit de parler du Fight Club
Règle n°2 : Il est interdit de parler du Fight Club
Dans ma rubrique « coups de cœur », je vais également vous parler de films qui m’ont particulièrement plus.
Le premier qui me vient en tête est Fight Club de David Fincher avec les séduisants Brad Pitt et Edward Norton.
Résumé : Jack, assureur insatisfait de son quotidien monotone, légèrement introverti, rencontre Tyler, un homme vivant pleinement son existence. Les deux hommes étant radicalement opposés ne tardent cependant pas à devenir amis et l’attitude de Tyler influe celle de Jack qui se révèle petit à petit à lui-même. Peu à peu sa personnalité change et avec l’aide de son ami, ils fondent un club de combat clandestin tout à fait particulier qui prend de l’ampleur de par le monde. Mais Jack s’aperçoit alors que Tyler recrute par ce biais une petite armée organisée… (bande annonce vidéo en fin d'article)
Ce film est pour moi LE film. Quand il est sorti sur grand écran, à la lecture du synopsis, je n’avais sincèrement aucune envie de payer sept euros pour admirer le torse huilé de Brad Pitt en train de se battre ! Et puis, quelques années plus tard, je découvris à travers d’autres œuvres cinématographiques le talent certain de l’acteur Edward Norton. Un p’tit bout d’homme d’une beauté certes modeste mais d’un charme particulièrement envoûtant…
Devant le distributeur de vidéos, par une température digne d’une chanson du désormais célèbre pingouin Pigloo, je me décidais enfin à choisir un film me permettant de maintenir mes yeux éveillés jusqu’à l’arrivée de mes parents : Fight Club. Pourquoi pas ? Enfin de compte, les pectoraux de Monsieur Angelina Joly éveilleraient certainement en moi un certain degré de lucidité et mettraient sensiblement mes sens en émoi jusqu’à l’heure du coucher ! Je basculais donc la cassette dans mon lecteur et…deux heures de pur bonheur se sont offertes à mes yeux de cinéphile amateur. Un vrai petit bijou.

Le concept même de fight club intrigue le spectateur : comment des hommes peuvent-ils se battre à en saigner et ainsi ressentir une telle jouissance ? Souffrir et jouir... Avoir mal physiquement pour atteindre un orgasme spirituel ! La nature humaine est étrangement perverse… Ensuite, au-delà même de cette idée de combats de rue, il y a également tout ce principe de manipulation mentale qui, tout au long du film, règne en maître. Le beau gosse à la grande gueule, alias Brad Pitt, a une emprise surprenante sur le gentil employé d’entreprise, Edward Norton, qui n’a de passion que l’aménagement de son intérieur. Il le manipule et l’entraîne dans la débauche, transformant ce naïf jeune cadre en un homme plus confiant, plus déluré et plus respecté par les autres ! Progressivement, il quitte son cocon et devient un joli papillon… meurtri…qui va développer, sur tout le territoire américain et ailleurs, le concept de combats à mains nues. Enfermés dans des sous-sols ou des salles de bar lugubres et insalubres, des hommes de différentes générations, de divers horizons sociaux vont volontairement se battre sans ressentir aucune haine, aucune rancune, juste par plaisir d’avoir mal et de goûter à la saveur de leur propre sang.
Cela aurait pu être tout simplement un film sympa, mais pas un film culte… Le réalisateur en a décidé autrement ! Le final est la force même du film et il lui offre l’opportunité de devenir un chef d’œuvre. Qui aurait pu imaginer un seul instant une telle fin ? Je vous assure que vous tombez agréablement de votre fauteuil quand les dix dernières minutes de la bande défilent. Pour la jeune étudiante en psychologie que j’étais, c’était une véritable leçon sur une pathologie intéressante mais si effrayante ! Mais… chut… Courez vite louer le DVD, installez-vous confortablement dans votre canapé et savourez ce film qui fait froid dans le dos…
Au fait… il était schizophrène,
mais maintenant ils vont mieux, merci… 
A vos plumes...