On se tenait devant la tombe. Une jolie tombe de granit rose tacheté de noir et ornée de fleurs naturelles. Un bouquet artificiel gâchait cette pierre tombale qui respirait paradoxalement la vie et le bonheur. Les lettres couleur or étaient joliment dessinées sur la sépulture et dormaient paisiblement, intemporellement, près du crucifix. Il pleuvait.
Il pleuvait beaucoup. Pourtant, nous ne sentions sur nous aucune goutte. Les larmes versées par le ciel ne nous touchaient pas. Elles valsaient au-dessus de nous sans oser flirter avec notre corps. La pluie respectait notre chagrin.
Nous étions là et nous regardions dans la même direction. Nos yeux étaient délicatement posés sur cette stèle, mémoire de notre famille. Le cimetière est un endroit magique : il recèle une force spirituelle extraordinaire. Les âmes vagabondent dans ces catacombes à la recherche d’une paix. Celle qui n’ont pu acquérir de leur vivant. Ces esprits errent aussi dans l’espoir de rencontrer leurs proches, de considérer avec émotion leur chemin de vie. J’imagine très bien cette danse spirituelle qui rassemble ceux victimes de
Je n’ai pas besoin de venir me recueillir dans ce lieu particulier pour ressentir avec intensité la force immatérielle que m’offre mes grands-parents décédés. Je les sens continuellement près de moi. Ils animent mon cœur et hantent mes souvenirs.
Ma mère, par contre, éprouve cette nécessité de venir physiquement dans ce lieu de culte. Chaque dimanche, elle ritualise sa venue. Après un déjeuner bien copieux, elle invite mon père à une ballade qui prendra fatalement la direction du cimetière. Là, pourtant, elle ne s’attarde pas. Cinq minutes, montre en main, suffissent : le simple fait de vérifier que les fleurs ne sont pas fanées, que la tombe n’est pas sale satisfait à son désir. Est-ce que la peur d’être jugée par les siens décédés qui la pousse à venir aussi régulièrement ? Oui, la peur d’être considérée comme une fille ingrate qui abandonne à son tour ses propres parents ? Ma mère croit ainsi prouver à son père et à sa mère, envolés dans l’autre monde, qu’elle pense à eux. Malgré la centaine de kilomètres qui me sépare de cette nécropole, il n’y a pas une journée de ma vie qui ne s’écoule sans que je ne pense à eux…
Sous cette pluie qui devenait de plus en plus violente, nous restions figées. C’était le jour de la fête des pères. Ma mère a donc inévitablement insisté pour se rendre en pèlerinage. Elle a pleuré comme le ciel. Telle une petite fille, elle pleurait l’absence de son papa. Parti il y a six ans d’une maladie, il a laissé ma mère avec un vide affectif immense. On pense qu’à 50 ans c’est plus évident d’accepter la disparition d’un proche. Que nenni. Ma mère a toujours mal. Elle souffre dans son âme, dans son cœur et dans sa chair. Plusieurs fois par semaine, il vient la réveiller dans ses rêves. Délicatement, tendrement, il la berce dans ses songes nocturnes. Il lui offre des instants qui n’ont jamais existé, mais que ma mère a fortement espérés. Il l’aide à traverser la vie à pas de loups.
Mais, ce jour là, ce ne sont pas de bons souvenirs qui sont venus à sa mémoire… Alors, pour évacuer sa tristesse, peut-être sa colère, elle a pleuré. Comme pour effacer ces mauvais souvenirs, laver l’image ternie de son père, elle a pleuré.
Et puis, avec cette force qui caractérise plus que tout ma mère, elle a retrouvé le sourire. Pleurer, me parler, se confier a suffi à rendre son cœur moins meurtri. De retour à la maison, elle a repris son rythme habituel. Repasser, préparer le plateau repas de son mari, donner les derniers conseils de sécurité à son aînée qui reprenait la route, et voilà, le chagrin s’était envolé !
Je l’admire. Ma mère a un tempérament de feu. Son enfance, sa vie ne sont pas vraiment dignes d’un conte de fée, mais chaque jour de sa vie elle se bat pour donner à son existence et à celle de ses enfants les jolies couleurs de l’arc-en-ciel. Je ne te l’ai jamais dit, je ne te le dirai peut-être jamais… par pudeur… mais je te l’écris : je t’aime maman.




"C'est marrant la barque...Tellement c'est transparent, on dirait qu'elle flotte..."
Alors, qui pouvait succéder à cet extraterrestre musical ? Un autre extraterrestre bien sûr ! Ce soir là, vers 23h15, il a reçu la couronne qui le sacralisait roi de La Nouvelle Star. Julien a su amadouer les téléspectateurs. A la fois détesté et admiré, ce jeune homme à la chevelure lumineuse et à la barrette si célèbre a été désigné vainqueur. Malgré ses cris parfois trop stridents, ses grimaces agaçantes, sa voix tantôt roque tantôt aigue, ce dandy à la sensibilité à fleur de peau a gagné le cœur des gens. Pour ma part, Julien était mon favori. C’est un chanteur entier qui ne badine pas avec la musique. J’avoue que quelquefois il m’a irrité avec ses mimiques grotesques et ses hurlements, mais sa forte personnalité et son arrogance m’ont séduites. Il n’a jamais accepté les normes et sa révolte a toujours été écoutée. Aujourd’hui, il a tout à prouver. J’espère que ses choix musicaux seront considérés par sa future maison de disques et qu’il ne subira pas les pressions d’un éventuel formatage…
Paris Hilton en prison.
Heureusement, grâce à son pouvoir financier, elle a obtenu que son psy le Dr Charles Sophy lui rende de petites visites et l’aide à vivre dans ce milieu carcéral. Il lui a même conseillé de raconter cette expérience sur papier afin, soi-disant, d’extérioriser ses angoisses… mais aussi pour se faire de l’argent !!! Ah Paris…, tu nous fais un remake de Prison Break ? Fais attention de ne pas rencontrer le chemin d’une copine de T. Bag !!!
Le retour de Vanessa Paradis.
Vanessa Paradis semble enfin avoir repris le chemin des studios. Après un passage sur le net, j’ai eu la confirmation de cette grande nouvelle : « Divine Idylle » est effectivement le premier single de l’album dont la sortie est prévue le 3 septembre. Sur le site officiel de Mademoiselle, j’ai pu voir quelques images de l’enregistrement. Il apparaît qu’elle a de nouveau travaillé avec le chanteur M. Cette chanson est vraiment sympa. Elle me fait penser à sa période « Be my baby ». Bien évidemment, je me suis renseignée sur une possible tournée et je suis heureuse de savoir qu’un billet pour un concert de Vanessa Paradis trône dans mon sac à main. En novembre, je verrais ce petit bout de femme sur les planches d’une salle de spectacle pour la troisième fois. Merci petite sœur pour cette information !
































A vos plumes...