Moi, la fille...

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A vos plumes...

Poèmes

Il est préférable de mourir en route pour un idéal trop élevé que de ne pas partir du tout.

Origène
 
Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur et laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos.
Li-Cam

Contrairement à ce que l'on peut penser, un simple regard peut percer le fond des puits et nous sauver.
Aggoune
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Ma pub coup de coeur 


Oasis... La pub préférée de ma soeur!


 


L'album qui rythme en ce moment mes journées:
Vanessa Paradis
Divinidylle

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D'actualités...

 
Bonjour à tous!
Juste un petit mot pour vous dire que je fais escale quelques jours chez moi...
mais que je repars d'ici la fin de la semaine...
Je vais tenter de mettre un article cette semaine et de venir vous faire un p'tit coucou sur vos blogs...
En attendant, passez une agréable semaine!
Vendredi 30 juin 2006

publié dans : réflexions sur la nature humaine

Afficher l'image en taille réelleSouvenez-vous de cette célèbre chanson de Jean-Jacques Goldman… " Elle met du vieux pain sur son balcon pour attirer les moineaux, les pigeons…Elle vit sa vie par procuration devant son poste de télévision… "

 

Les paroles de cette chanson reflètent souvent l'état d'âme des adolescentes qui ont du mal à s'affirmer dans un corps qui change. Trop de bouleversements engendrent souvent une perte d'identité, c'est pour cela que les fan-clubs connaissent un si vif succès. Les jeunes filles ont besoin de s'identifier à quelqu'un, une personne qui leur ressemble ou au contraire qui semble à l'opposé de ce qu'elles peuvent être, elles. Elles l'admirent certes, mais au-delà de cette admiration il existe une envie d'être cette personne, de vivre ce qu'elle peut vivre. Ce désir amène parfois l'adolescente à adopter le style vestimentaire de la star qu'elle admire. Revivez les années 80 où, dans les rues new-yorkaises, où on ne rencontrait que des petites Madonna : cheveux décolorés, mini-jupe noire, débardeur volontairement délabré et collants troués.

 

Madonna est devenue une icône, elle a suscité un intérêt certain auprès des jeunes américaines. Ce n'est pas grave au sens médical du terme… pour certaines…malheureusement pour d'autres, c'est plus délicat. L'identification est trop importante : elles veulent vivre la vie de Madonna et vont jusqu'à s'oublier elles-mêmes. Elles ne s'appellent plus Caroline, Jessica,… mais Madonna bis. Elles veulent devenir chanteuses comme leur idole. Jusqu'où peut aller cette identification ? Jusqu'à l'extrême : l'érotomanie. Elles n'existent plus en tant qu'individu singulier. Non, elles perdent tous leurs repères et vivent par procuration une vie de célébrité. Mais combien d'entre elles parviendront à gravir les échelons pour avoir une vie publique ? La dure réalité des castings leur fait perdre toute illusion et là, c'est la fin… Que leur reste-t-il ? Elles n'ont vécu que dans l'espoir de partager un jour le quotidien de leur idole… Bien souvent, c'est la descente aux enfers. Elles se font manipuler par des producteurs crapuleux et finissent par ne plus avoir aucune estime d'elles-mêmes. Combien de filles finissent par coucher à droite à gauche en gardant l'espoir qu'un jour quelqu'un remarquera leur talent ? Mais quel talent ? Celui d'être la réplique exacte de quelqu'un qui existe déjà ?

 

Ces jeunes filles n'ont pas confiance en ce qu'elles sont, elles. C'est pour cette raison qu'elles se perdent à ressembler à quelqu'un d'autre. Souvent, malheureusement, ce sont des filles qui n'ont pas été élevés en entendant des mots valorisants pour leur construction psychologique. Au contraire, des phrases telles que : " mais qu'est-ce que tu fais à l'école ? Tu ne sais rien ! " ou encore " Mais tu t'es vu avec tes kilos en trop ! Tu ne trouveras jamais de petit copain ni de travail ? Qui voudrait de toi ? " Forcément, ces paroles n'aident pas à grandir dans un esprit serein et optimiste. Quand on débute sa vie en entendant des critiques élogieuses sur soi, on grandit en ayant confiance en ce qu'on est. Pas besoin d'aller chercher un modèle à imiter. On est soi-même, un être singulier et pensant qui, tout au long de sa vie, va essayer de répondre à ses propres désirs. Au contraire, vivre dans une atmosphère où notre être est constamment dégradé engendre un mal-être qui sera gravé dans notre chair toute notre vie. Certes, une aide psychologique pourra atténuer ce malaise vital, mais on pourrait quand-même dire que " c'est trop tard, le mal est fait ". Notre être se construit dans les cinq premières années de notre vie. Je ne dis pas que c'est irrémédiable, quoique… mais en tout cas, il est difficile ensuite d'être une personne joyeuse et optimiste qui se sent capable d'abattre tous les murs qui se dresseront devant elle plus tard. Je ne dis pas non plus que tout ça est la faute des parents, là encore je dirais… quoique…J'ai absolument conscience qu'il est très difficile d'élever un enfant dans notre société actuelle. Les parents travaillent plus longtemps, sont moins disponibles pour leur enfant… Néanmoins, quand on désire vraiment un enfant, il faut évaluer avant ce que cela exigera comme besoins, voire sacrifices. Aimer son enfant est certes l'essentiel, savoir lui donner confiance en lui est tout aussi important pour sa vie future d'adolescent et d'adulte. Dans ce cas, pas besoin de s'identifier à Madonna. On est soi et on est bien. On a la vie qu'on a, mais au moins, c'est la nôtre !

par gwenn
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Mardi 27 juin 2006

publié dans : formation et enseignement

 La seconde partie de ma réflexion sur l’apprentissage de la lecture englobe plusieurs éléments.  

 

1. Les parents et l’idée qu’ils se font de l’école.

Je côtoie chaque jour des parents d’élèves. Le constat est que la relation enseignants/parents est l’aspect le plus difficile de ma profession.   

En effet, certains parents perçoivent l’école comme l’unique institution permettant à leurs enfants de s’instruire et d’accéder à une bonne éducation. Or, ce n’est pas le cas. Certes, l’enfant acquiert la plupart de ses apprentissages à l’école, ceci est une évidence. Néanmoins, la cellule familiale a également un rôle essentiel et doit contribuer au développement intellectuel de l’enfant. Là encore, le niveau social de la famille n’a aucune importance. Prenons mon cas. Je suis issue d’une famille de classe modeste puisque mon père est dans le bâtiment et ma mère aide à domicile. Cela ne les a pas empêché de me faire découvrir plein de choses intéressantes qui m’ont permises de développer ma curiosité. Certains dimanches, nous allions visiter des musées d’art, de patrimoine… Quand les beaux jours apparaissaient, nous allions nous promener dans les forêts et nous découvrions la faune et la flore… C’est cette découverte en direct du monde que l’école ne peut pas toujours offrir aux élèves. C’est pourquoi il est indispensable que les parents prennent conscience de l’importance de leurs rôles, éducatif et pédagogique. Observer la nature lors d’une promenade, visiter des expositions vont permettre à l’enfant d’acquérir une certaine culture que l’école enrichira au fur et à mesure. Pour le domaine particulier de la lecture, c’est la même chose. L’école donne les bases, c'est-à-dire les règles d’or du décodage (la phonologie : l’étude des sons et la maîtrise de la combinatoire : association de plusieurs sons). Mais s’il n’y a pas de réel suivi à la maison, si les parents ne font pas l’effort d’aider leur enfant à revoir les lectures étudiées en classe, il n’y a pas de mystère : l’enfant aura des difficultés à suivre le rythme imposé en classe.  

Certes, l’institutrice doit adapter son enseignement aux capacités de l’élève (c’est le principe même de la différenciation préconisée par les chercheurs de l’Education Nationale) cependant, l’investissement des parents est indiscutable. Quelle enseignante de CP n’a pas eu la pression des parents dès le retour des vacances de la Toussaint  car leur enfant ne savait pas encore lire ? L’apprentissage de la lecture n’est pas un miracle. C’est un travail de longue haleine. Les bases sont enseignées dès la grande section de maternelle, mais l’étude de la langue écrite se poursuit jusqu’au CM2. Dans cette classe, on ne travaille plus la combinatoire - puisqu’on la suppose acquise - on appuie davantage l’étude sur la compréhension explicite et implicite de textes d’auteurs.

  2. La disponibilité des enfants par rapport aux apprentissages.   

Parfois, lorsqu’il y a des soucis à la maison, les enfants ne réussissent pas à se concentrer sur les apprentissages. Leur attention est davantage focalisée sur ce qu’ils vivent au sein de leur cellule familiale. Bien sûr, personne ne peut éviter les problèmes. Chacun d’entre nous connaît ou a connu des obstacles au bien être et au bonheur. La vie parfaite est un idéal véhiculé par les contes de fées, les histoires de princes et de princesses car elles contribuent à développer l’imaginaire des enfants. De plus, d’un point de vue pédagogique, ces contes permettent de débattre sur des sujets de société : l’esclavage avec Cendrillon, le culte de la beauté imposé par les médias à travers le conte de La Belle et la Bête … Malheureusement, ces narrations restent utopistes…mais je suis certaine que bon nombre d’entre nous a espoir qu’un jour leur vie ressemble à ces belles histoires et qu’il y aura un « happy end ! »… Quoiqu’il en soit, les soucis sont toujours présents dans les familles et les enfants y sont aussi confrontés. Il ne faut pas les sous-estimer. Ils voient ce qui se passe, analysent, se posent des questions et souvent se sentent coupables. Quels que soient les aléas qui peuvent survenir dans le quotidien d’une famille (décès, divorce, problèmes d’addiction comme l’alcoolisme ou la drogue, dettes…), ils se remettent souvent en question et pensent inéluctablement : « c’est de ma faute ». Alors, au lieu de se concentrer sur les sons et les syllabes, sur les calculs ou autres domaines d’études qui leur semblent futiles par rapport aux réalités familiales, le jeune enfant rumine sans cesse sur ce qu’il vit à la maison. Pourquoi essayer de comprendre les additions quand, le soir à la maison, il va devoir supporter la vue de ce père qui boit et crie sur tout le monde ? Certes, tous ces problèmes ne sont pas le quotidien de toutes les familles, et heureusement d’ailleurs, mais même les problèmes qui, aux yeux de l’adulte, paraissent insignifiants, prennent, aux yeux de l’enfant, une importance capitale.  Les clés ici sont d’une part le dialogue et d’autre part l’écoute.  

Ecouter l’enfant dire, c’est essentiel. Une dispute entre les parents qui, dans le couple n’a aucune incidence, va inquiéter l’enfant jusqu’à le rendre physiquement malade. Plus d’une fois, j’ai pu observer cela avec les élèves de ma classe. Ils ont mal au ventre sans raison médicale. Certains ont des peurs inexpliquées. Ayant une imagination fertile qui, en plus, est soutenue par ce qu’ils peuvent observer à la télévision, les enfants amplifient des événements qui ne sont pas si importants que cela.  

En définitive, un enfant ne peut se concentrer sur les apprentissages que si son esprit est ouvert et exempt de préoccupations. Le rôle des parents est donc de discuter avec lui afin de rendre claires les situations parfois délicates. Il est tout à fait capable de comprendre, si on utilise des mots simples. Et c’est cette clairvoyance sur les situations qui vont permettent à l’élève de se concentrer avec sérieux et envie sur les apprentissages proposés à l’école. La réalité est plus facile à gérer que des pensées vagabondes parfois impossibles à focaliser… 

par gwenn
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