Il m’arrive souvent de choisir un livre par simple curiosité. Parfois, la couverture m’intrigue : quelle histoire peut bien se résumer par cette étrange illustration ? De temps à autre, c’est le titre qui m’amène à poser avec plus d’attention mes yeux sur un roman : que peut révéler cet acheminement de mots ? … Ce jour là, ce n’était ni la première de couverture ni le titre qui m’attira… mais plutôt l’auteur : Josiane Balasko.
L’actrice, je la connais bien. Petite aux formes généreuses, cheveux courts, un tempérament de feu, une sensibilité à fleur de peau, Josiane Balasko a ce don d’emporter les spectateurs là où elle le souhaite. Tantôt drôle à en pleurer, elle peut se montrer plus fragile, plus juvénile, notamment dans le film « Trop belle pour toi ». C’est une comédienne aimé du grand public car entière. Tout comme Mathilde Seigner, Josiane Balasko ne joue pas avec les mots : elle ne se cache pas derrière une hypocrisie commerciale. Elle ose dire ce qu’elle pense, quoique cela lui en coûte. C’est une femme qui a beaucoup de talent.
Ainsi, intriguée par sa nouvelle passion, je me suis empressée d’acheter son roman « Cliente ». J’ai parcouru la quatrième de couverture comme je peux flâner dans les rayons des magasins sans jamais rien prendre. Des questions amplifiaient néanmoins mon désir de débuter la lecture : quel était son style d’écriture, quelle intrigue allait-elle mettre en place, y aurait-il de l’humour, parlerait-elle de son expérience cinématographique comme la fait précédemment Sylvie Testud dans son bouquin « Il n’y a pas beaucoup d’étoiles ce soir » ???? Mystère…
Posée, j’ai donc pris connaissance du résumé au verso de ce petit roman de 251 pages. Trois personnages principaux : Marco, Fanny, Judith. Elle mentionne quelques lieux : un salon de coiffure, des chantiers, un plateau de télé, des chambres d’hôtel. Apparemment, ce n’est pas un livre sur le milieu du cinéma.
L’intrigue est posée : Fanny vit avec Marco qui se prostitue… et qui a comme cliente privilégiée Judith, reine du télé-achat sur une chaîne de télévision. Bien joué Josiane : tu abordes un thème original et plutôt tabou, celui de la prostitution masculine. C’est alors avec un empressement non dissimulé que je débute la lecture de ce roman…
L’écriture de Josiane Balasko n’a selon moi aucune particularité. Autant le style lexical de Sylvie Testud (cf: la marmite ) est assez troublant car peu commun, autant celui de sa collègue n’a pas de spécificité. Cependant, je ne dis pas que le style littéraire de Mme Balasko est médiocre, je dis seulement qu’il est quelconque.
L’histoire est très vite placée : Marco joue le escort boy auprès de femmes riches et d’un âge assez mûr. Il est marié avec une jeune coiffeuse Fanny qui a beaucoup de problèmes financiers. Elle a du mal à honorer ses traites et c’est pour palier à cela qu’il a, un jour, décidé de vendre son corps aux femmes. Bien sûr, au début, son épouse vit dans l’ignorance. Puis, un beau jour, elle découvre la vérité… Il y a des cris, des pleurs, des gifles… Il lui explique, elle lui pardonne. Mais l’aisance financière qu’il lui donnait grâce à ses extras lui manque et Fanny l’incite à reprendre son activité… mais auprès d’une seule cliente, Judith. Un accord est même passé entre ces deux femmes : Marco ne travaillera pas le week-end.
Vous pouvez aisément imaginer que cela ne pouvait pas se passer sans heurts, ni règlements de comptes. Chaque soir, Fanny veut connaître tous les détails : y a-t-il eu pénétration ? y a-t-il pris du plaisir ? …Pour Marco, toutes ces questions, toute cette méfiance lui pèsent. Comment sa propre femme a-t-elle pu lui demander un tel sacrifice et ensuite le blâmer de tant de reproches ? Il en a marre et la quitte… pour vivre avec Judith pour qui des sentiments naissent.
Comment cette relation triadique va-t-elle pouvoir évoluer ?
Offrez-vous ce livre et découvrez vous-même la fin…
Ce que je peux vous dire, c’est que cette histoire est captivante… certes, pas comme un livre de Mary Higgins Clark, mais c’est un bon roman qui vaut la peine d’être lu et connu…
Bonne lecture…
Josiane Balasko, "Cliente", Livre de Poche, 6 euros




D’une part, faire accepter aux professeurs la réalité des choses : un élève peut avoir deux papas ou deux mamans. Il faut prendre en considération cela et pouvoir en discuter avec lui afin de répondre à ses interrogations. Il est souvent plus facile de parler avec des gens extérieurs à la situation… De même, le regard des autres peut également être très blessant pour un enfant vivant dans une famille homosexuelle. Là encore, il faut être capable d’établir un échange courtois entre les élèves afin d’aborder le sujet et de dédramatiser la situation. Faire comprendre aux enfants que la famille type n’existe pas, que certaines sont composées d’un papa et d’une maman, d’autres d’une maman uniquement et d’autres encore de deux papas. Le plus important étant bien évidemment l’amour qui existe dans cette famille.
Pour ma part, j’exerce dans une petite école de campagne auprès de petits de 5 et 6 ans. Pour être honnête, je ne pensais pas parler de ce sujet avec eux, mais le hasard a bien joué son rôle. 

































A vos plumes...