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A vos plumes...

Poèmes

Il est préférable de mourir en route pour un idéal trop élevé que de ne pas partir du tout.

Origène
 
Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur et laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos.
Li-Cam

Contrairement à ce que l'on peut penser, un simple regard peut percer le fond des puits et nous sauver.
Aggoune
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Ma pub coup de coeur 


Oasis... La pub préférée de ma soeur!


 


L'album qui rythme en ce moment mes journées:
Vanessa Paradis
Divinidylle

J'adooooooooooooooooooore!!!!

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D'actualités...

 
Bonjour à tous!
Juste un petit mot pour vous dire que je fais escale quelques jours chez moi...
mais que je repars d'ici la fin de la semaine...
Je vais tenter de mettre un article cette semaine et de venir vous faire un p'tit coucou sur vos blogs...
En attendant, passez une agréable semaine!
Mardi 27 février 2007

publié dans : journal d'une fille

Je suis en transition.

En transition entre ma vie à ses côtés et ma vie de femme indépendante. Je quitte une existence plutôt rassurante, inondée de sentiments amoureux, de tendresse et de projets à deux et j’avance inéluctablement vers une destinée plus angoissante où la solitude et la gestion des soucis quotidiens m’inquiètent de façon démesurée.

Dans ce train, je pense à lui et simultanément je commence à me projeter dans ce monde où je suis seule. Je déambule, avec une mélancolie certaine, entre les quatre murs de ce vieil appartement qui, malgré sa petitesse, n’a aucune chaleur.

Malgré la vitesse de cette majestueuse machine, je sais que je suis plus près de lui que de mon lieu de vie et cela me rassure. C’est comme si je sentais ses vibrations pulsionnelles dans mon être. Son corps est à Paris, son âme m’accompagne. Il pense à moi, j’en suis sure.

Dans ce wagon, je dois rester trois heures. Trois longues heures pendant lesquelles je fais le bilan de ce séjour passé près de lui. Trois longues heures qui m’offrent l’opportunité d’organiser cette nouvelle rencontre avec la singularité de mon aventure existentielle. Mentalement, je m’invente un emploi du temps chargé : gestion du quotidien, soirée entre amis, réunions professionnelles… Eviter les moments de non activité afin d’écarter les tourments engendrés par cette séparation géographique. L’esprit occupé, le cœur souffre moins.

Illusion. Même occupée, je rêve de lui. Il est là, omniprésent. Son absence torture mon âme et mon corps, sans aucune retenue. J’ai mal, si mal. Comme un sorcier vaudou, il m’a doucement ensorcelée. Son charme exotique, son intelligence culturelle m’ont tendrement séduite.

Et cette foi qu’il en moi et en mes capacités… Il m’a donnée une incroyable force mentale et mon envol littéraire est une victoire de la fusion de nos deux êtres. Je suis aujourd’hui comme un papillon qui déploie ses magnifiques ailes et qui délicatement vole au-dessus d’une espérance, celle de vivre un songe éveillé : être publiée. Amoureusement, il a réussi à faire grandir en moi cette passion de l’écriture. Il m’a tendu le crayon qui, de sa petite mine, a fait naître les mots, ceux qui jusque là étaient enfouis au plus profond de mon entité. Le vocable est devenu mon amant…

Mais en cette fin de février, ces mots sont teintés d’une certaine tristesse. La distance qui me sépare de lui augmente, inlassablement. Un rayon de soleil, entre les gouttes de pluie, tente d’égayer mon humeur. Peine perdue. De jolies larmes aux formes généreuses habillent mon sombre visage.

Ce train est devenu le lien privilégié entre nos deux mondes. Tantôt, il nous rapproche, tantôt il nous sépare. Cette machine conditionne nos états d’âme. Le pouvoir de la technologie !  Le bonheur, en quelques heures, devient la peur de ne plus sentir les mains de son bien aimé sur son corps.

On a l’impression que les frontières entre les pays sont minces, que les transports aériens, ferroviaires ou autoroutiers permettent de rapprocher les gens en un minimum de temps. Cependant, quand de notre moitié nous sommes séparés, les limites même d’un département à un autre nous apparaissent infranchissables. C’est comme si une mer nous séparait et qu’aucune embarcation n’était suffisamment solide pour nous emmener de l’autre côté, sur la berge où vit l’élu de notre coeur. Il ne nous reste plus que la nage pour tenter un miracle, mais la noyade sommeille dans cet ultime combat. Danger !

Je suis en transition… Mais plus pour longtemps. J’essaie de mobiliser mes facultés mentales et spirituelles pour faire ralentir ce train qui roule, qui roule… Les kilomètres s’accumulent, inévitablement. Ils m’éloignent de lui. Je n’ai plus aucun pouvoir.

Le regard fuyant, je regarde sans l’admirer ce paysage qui s’offre à moi. Des espaces verts à perte de vue, des arbres, des moutons, des habitations… J’ai définitivement quitté la capitale pour renaître seule dans ma campagne d’adoption. Je suis loin de lui.

Pense-t-il encore à moi ? Ressent-il ce sentiment merveilleux qui maintient mon cœur en vie ? Nous sommes dorénavant dans deux mondes différents. La ville, univers pollué où le mensonge et l’hyperactivité font foi et la campagne, planète verte où l’air pur ravive notre être tout entier et où le calme est de rigueur.

Quand passe le prochain train pour une nouvelle rencontre ?

Je ne suis plus en transition.

Mon train est arrivé à destination.

Je pleure.

par gwenn
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Jeudi 15 février 2007

publié dans : journal d'une fille

Croyez-vous aux esprits ? Croyez-vous qu’il y ait quelque chose au-delà de notre enveloppe corporelle ? Pensez-vous que les âmes de nos défunts proches veillent sur nous ?

Pour rendre la mort plus supportable, nous aimons croire à l’existence d’une seconde vie. Quand le souffle ralentit, quand le cœur cesse lentement de battre, l’âme commence à quitter le corps et s’envole vers un autre monde : le paradis. Univers vaporeux, ambiance respectueuse, il accueille celui qui, sur terre, a vécu des moments de joie mais aussi de douleur. Ici, seules les belles âmes peuvent vagabonder, celles qui étaient en accord avec un cœur sensible enveloppé dans un costume organique. On se surprend à imaginer l’esprit de nos proches décédés matérialisés sous les traits de ce que nous avons connu de leur vivant. Blond, brun ou chauve, avec ou sans leurs lunettes, plus mince, plus costaud, on leur donne parfois un nouveau visage : plus jeune, plus reposé, moins angoissé par cette existence terrestre. Accoudé sur un nuage, ils nous regardent de là-haut. Ils rient de nos bêtises, pleurent de nos tristesses. Parfois, on aime à penser qu’ils peuvent modifier notre chemin de vie, qu’ils ont la faculté extra-ordinaire de changer le cours des choses. D’un mouvement de main, tel un grand magicien, ils contribuent à rendre notre vie plus belle. On leur accorde plus de pouvoirs que de leur vivant…

Quelquefois, il m’arrive de fermer les yeux et de penser fortement que l’âme de mon grand-père et celle de ma grand-mère reposent près de moi. J’imagine comme un halo de lumière qui m’entoure mais que je ne vois pas. Je me figure qu’ils sont toujours là et qu’ils essaient tant bien que mal de veiller sur moi et ma famille. Il m’arrive encore d’aller sur leur tombe dans le cimetière de mon village natal. Devant ce monument, je leur parle dans ma tête. Je m’adresse à eux comme s’ils étaient physiquement devant moi. Je leur raconte ma petite vie. Je leur demande de protéger les êtres que j’aime. Souvent, dans les églises, je vais mettre un cierge devant la statue de Sainte Thérèse et devant cette flamme qui brille je continue de leur parler. Sainte Thérèse est celle qui protège des maladies. Ma grand-mère, victime d’un cancer généralisé,  aimait prier devant cette femme de Dieu. Je veux poursuivre jusqu’à ma propre mort ce rituel…

J’ai peur de la mort. Elle m’effraie car malgré tout je doute qu’il y ait quelque chose après... J’espère de tout mon cœur que cette croyance est néanmoins vraie car j’ai ainsi l’espoir de revoir mes grands-parents. Ils sont partis trop tôt et ne m’ont pas laissé le temps de leur dire tout mon amour…

La semaine dernière, ma sœur a été le témoin privilégié de l’existence d’un au-delà. Elle dormait profondément quand soudainement quelque chose la tira brutalement de son sommeil. Devant elle, à côté de son lit, un homme ! Âgé d’une cinquantaine d’années, il portait un vieux chapeau et une veste marron. Il ne regardait pas ma petite sœur, ses yeux étaient dirigés vers le sol de sa chambre. Un halo de lumière l’entourait. Il n’a pas bougé. Il est resté là fixement quelques secondes puis a lentement disparu… Surprise et surtout effrayée, ma sœur n’a pu se rendormir. Etait-ce une hallucination, un rêve ?

Le lendemain, une de ses amies l’a mise en contact avec quelqu’un qui s’intéressait de près à ce phénomène. Après lui avoir expliqué les circonstances de cette apparition, les symptômes ressentis par ma sœur lors de cet évènement (sueur…), il lui exposa son point de vue… Plusieurs suggestions pouvaient être définies. Ma sœur qui porte un intérêt certain à ces phénomènes étranges était disposée à ressentir cette âme vagabonde. Cet homme ou un autre, peu importait vraiment. Ma petite sœur  avait juste les dispositions à sentir cet effluve spirituel. Ou bien cet homme était venu lui signaler qu’en ce moment sa sœur, c'est-à-dire moi-même, avait quelques préoccupations et qu’il fallait qu’elle me soutienne. Cet homme pouvait être en fait mon ange gardien !

D’abord surprise par ces révélations, je suis aujourd’hui enchantée que les âmes là-haut veillent sur moi. J’aime à croire que ceux qui sont partis sont bel et bien capables de nous protéger et d’agir avant un incident. Ils ont choisi de passer par ma sœur car elle, elle est dotée d’un pouvoir spirituel très fort. Elle a foi en cet univers parallèle que nous, être vivants, avons beaucoup de mal à considérer. De plus, nos liens sont forts et ma sœur est l’être qui me comprend le mieux et qui a la faculté de m’aider au mieux. Cet étrange évènement restera gravé en elle à tout jamais. Aujourd’hui, je suis heureuse de savoir qu’un ange veille sur moi et j’ose imaginer que cet homme est mon grand-père… Merci petite sœur pour ce merveilleux cadeau…

  

par gwenn
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